Quand les enfants ne sont pas là, les arbres dansent

Dans la cour immense

Où ne résonnent ni voyous ni voyelles, ni consonnes,

Ni l’ombre d’une cloche qui sonne, le temps s’étire.

Le passé simple envahit les classes, le conditionnel accapare nos esprits.

Le futur antérieur se conjugue enfin dans nos intérieurs.

Le silence des voix qui se sont tues cède la place aux cliquetis mélodieux des claviers,

Touchés par nos doigts délavés.

Inutile oiseau lyre, c’est le chat qui inspire, et vient glorieux, paisible en noir maître des lieux.

La nature fait l’appel.

Du pouvoir des fleurs naissent de nouveaux tableaux sur lesquels on écrira peut-être.

Où sont-ils ? Où sont-elles ?

Ils apparaissent dans nos écrans, petits et grands,

Et nos yeux piquent,

Regards magiques,

Le sourire et le cheveu en bataille,

Ils croissent dans leur alcôve, ils croient que l’on se reverra

Un jour ou l’autre,

Ils ont raison, à la maison.

Au ralenti, le cœur de l’école bat,

Reprend son souffle pour s’ouvrir encore plus grand.

Quand les enfants ne sont pas là, les arbres dansent,

Tous, on y pense, et l’on sourit !

TC