Sur les pas de Raphaël de Valentin

« Il allait cesser d’espérer, et commencer à vivre. »

(Derniers mots du film Illusions perdues, adapté du roman de Balzac.)

Ce mardi 13 janvier 2026, ce fut de nouveau – et pour la dernière fois, La Peau de chagrin sortant du programme à la rentrée prochaine – un réel plaisir de déambuler avec les élèves des trois classes de 1ère sur les traces de Raphaël de Valentin et de son créateur, Honoré de Balzac.

Trois haltes de « lectures illustrées » ont jalonné notre parcours matinal sur des lieux emblématiques du roman : le Palais-Royal, où Raphaël joue sa dernière pièce d’or ; le Pont Royal, du haut duquel il projette de se donner la mort ; les magasins d’antiquités du quai Voltaire, dans l’un desquels le héros acquiert la peau de chagrin ; enfin, la rue de Varenne, où se situe son somptueux hôtel particulier de propriétaire pourtant résolu à « mourir pour vivre ». Dans cette rue, le musée Rodin nous a également accueillis, et nous avons pu contempler les statues de Balzac réalisées par Auguste Rodin.

L’après-midi, le film de Xavier Giannoli, Illusions perdues, certes dépourvu de peau magique et ancré dans le milieu du journalisme, nous a néanmoins permis de retrouver en images la structure profonde de notre roman : l’élan romantique et créateur, le heurt avec une société du faux-semblant, l’ascension cynique, puis la chute désenchantée.

Nous nous sommes alors quittés en méditant la magnifique citation de Balzac, issue de sa correspondance et qui ouvre le générique :
« Je pense à ceux qui doivent en eux trouver quelque chose après le désenchantement. »
Et si ce « quelque chose » était justement la lecture et l’étude d’autres œuvres elles aussi porteuses de beauté et de sens ?…

Elvire et Carole, accompagnées par Olivier